Le Figaro du 12 mai 2010
"Désarmement nucléaire : la France isolée"
La non-prolifération qui vise à empêcher de nouveaux Etats de se doter d’armes atomiques et le désarmement nucléaire qui vise à limiter les arsenaux des puissances qui en détiennent ont évidemment partie liée. C’est ce que dicte la voix du bon sens mais aussi la loi internationale incarnée à ce jour par le traité de non prolifération (TNP). Parce que le discours officiel de notre pays semble aujourd’hui mettre en doute, la consistance de ce lien, en opposant le « monde virtuel du désarmement » au monde « réel de la dissuasion », la diplomatie française aborde la conférence de réexamen du TNP qui se tient à New York en porte à faux. Surtout la position française n’est pas à la hauteur des enjeux stratégiques futurs.
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Des coupes pratiquées par "Le Figaro" au moment de la mise en page ont compromis le sens d'une partie de l'article paru.
En voici le texte intégral
Le Monde daté du 27 février 2010
"Intenable à long terme, le "ni renfort ni retrait" désamorce le débat en France"
D’où
vient que la guerre en Afghanistan qui chahute les
gouvernements en Europe et vient de provoquer
l’éclatement de la coalition au pouvoir aux Pays-Bas,
suscite en France un débat sans vrai clivage ni
aspérité ?
On peut
tenter une explication générale. Sous la Ve République, du
fait des pouvoirs dévolus au Chef de l’Etat et de
l’appétence au consensus en matière de défense, les
controverses sur la politique militaire ne dégénèrent pas
en crise politique et encore moins en crise
institutionnelle. Ce que confirme la façon dont se
dénouèrent les querelles sur les essais nucléaires, la
professionnalisation des armées ou la réintégration dans
l’OTAN.
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Le Monde daté du 21
février 2009
"Le
retour de la France dans l’OTAN : la faiblesse
plie-t-elle à propos ?"
Le
retour annoncé de la France dans le commandement intégré de
l’OTAN ne saurait surprendre. Il est l’ultime
étape d’une réinsertion amorcée en 1994 lors de
l’intervention en Bosnie. Depuis, nos forces, au
Kosovo ou en Afghanistan, ont été directement placées sous
les ordres de l’état-major suprême de
l’Alliance. La France a repris sa place au comité
militaire, elle siège dans presque toutes les instances
consultatives de l’OTAN. Une centaine
d’officiers de liaison sont aujourd’hui
détachés auprès des commandements de Mons et de
Norfolk.
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Le Monde daté du 29
novembre 2008
"Parti socialiste:
basta les combines ! "
En
démocratie, une voix de majorité suffit. Au Parti
socialiste, avec une centaine de voix d'avance pour Martine
Aubry, le compte pourtant n'y est pas. Ce score très serré
exigerait en effet que les conditions d'obtention de la
victoire soient irréprochables. Les bulletins, de plus, ne
doivent pas encourir, comme c'est le cas ici et pour les
deux camps, le soupçon d'être des bulletins de trop,
entachés de fraude ou bourrés dans les urnes. Le Parti
socialiste a beau être, de toutes les formations politiques
françaises, celle dont les procédures internes sont les
plus transparentes, personne n'ignore plus aujourd'hui
qu'il n'est pas le modèle démocratique qu'il prétendait
être.
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Marianne du 13 au 19
septembre 2008
"Afghanistan, Géorgie : les défaillances
européennes"
Alors
que l’histoire frappe lourdement à sa porte
l’Europe continue à préférer les faux- fuyants.
Devant la Russie, l’Europe se raidit et ne pèse pas.
Elle dénonce une politique du coup de force en Géorgie mais
est bien incapable d’en contrecarrer les effets. Elle
a peu de prise pour obtenir une normalisation de la
situation en Ossétie et Abkhazie.
En Afghanistan, les Européens ont parfaitement compris que
leur action militaire les conduisait dans une impasse mais
ils ne sont pas en mesure d’infléchir la stratégie de
l’OTAN. Pire, associés dans le pari absurde de
rattraper en Afghanistan l’échec occidental en Irak,
les Américains unanimes et les Européens solidaires de
cette fuite en avant continuent de dépêcher des forces.
D’un bourbier l’autre !
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Les Echos du 9
septembre 2008
"Interview de François
Heisbourg et Louis Gautier"
Avec la
mort de dix soldats, la France a brusquement découvert
qu'elle était en guerre depuis... sept ans, n'en déplaise
au ministre de la Défense, Hervé Morin. Ce drame et ses
répercussions alimentent les débats de l'université d'été
de la Défense, qui a ouvert ses portes hier à Saint-Malo.
François Heisbourg, qui a participé à l'élaboration du
Livre blanc, et Louis Gautier, spécialiste de ces questions
au PS, reviennent sur les grands enjeux sécuritaires du
moment.
PROPOS RECUEILLIS PARJACQUES HUBERT-RODIER ET ALAIN RUELLO
Dans sa préface du Livre blanc de la défense et de la
sécurité nationale, Nicolas Sarkozy décrit un monde « plus
incertain et imprévisible ».
A quoi le citoyen français doit-il s'attendre
?
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Les Echos du 24 juillet
2008
"Livre
blanc et malaise dans les armées"
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le
nouveau Livre
blanc sur la défense et la sécurité nationale
ne
suscite ni un fort enthousiasme chez les militaires ni un
immense intérêt chez les Français. Le plus préoccupant
cependant dans ces réactions, ce n’est pas tant les
critiques de fond que les accrocs au traditionnel consensus
sur la défense qu’il provoque.
Qu’attend-on d’un livre blanc ? Clairvoyance et
adhésion. L’analyse doit permettre de sérier
précisément les menaces et les enjeux ; ce que le
Livre blanc dans l’ensemble fait plutôt bien. Les
attendus et conclusions doivent aussi recueillir
l’assentiment du plus grand nombre. C’est sur
ce dernier point que le bât blesse. Le choix de réintégrer
l’OTAN est très discutable, la modestie des ambitions
affichée pour l’Europe de la défense est
regrettable.
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Dans
la rubrique "Rebonds" de Libération du 10 juillet 2008
"Malaise aux armées"
Par Paul Quilès responsable de la commission Défense et
Louis Gautier délégué aux questions stratégiques (PS).
A la
veille du 14 juillet, le président Sarkozy a réussi à
créer en très peu de temps un climat exécrable au sein et
autour de l’institution militaire. Les célébrations
de la fête nationale se déroulent sur fond de brouillage
politique, avec une carte militaire arrachée au forceps, et
dans la confusion stratégique, avec un alignement
atlantiste mené tambour battant.
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Blog
Les Echos de Louis Gautier - Mercredi 18 juin
2008
Nicolas
Sarkozy actualise la doctrine de sécurité
nationale pour le début du XXième siècle. Quelles sont
les conséquences des décisions présidentielles ?
Quelle armée pour quelles menaces ? Quelles
conséquences pour les programmes militaires ? Et pour
les villes et les régions concernées ?
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Valeurs
Actuelles - Mars 2008
"Reconsidérer notre
présence militaire en Afrique"
La
France ne sait pas sur quel godillot danser en Afrique.
Depuis près de quinze ans, elle a entrepris de réduire,
notablement, le volume de ses forces pré positionnées et le
nombre de ses bases permanentes sur ce continent ;
depuis presque autant de temps, les accords de défense ou
de coopération militaire souscrits, au lendemain de la
décolonisation, avec plusieurs pays africains font
l’objet de critiques et de demandes de remise à plat
car leur esprit comme leur contenu sont
obsolètes.
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Marianne du 30 juin au 6 juillet 2007
"La défaite
enchantée"
Au
premier ministre qui prétendait de façon insultante que la
gauche n’aimait pas la France, la France a infligé un
démenti cinglant en signifiant, par l’élection de 228
députés socialistes, communistes, radicaux, verts et divers
qu’elle aimait encore bien sa gauche. F Fillon est
remis à sa place. F Hollande est rétabli sur son siège.
Ces résultats sont du miel pour les socialistes mais ils
sont trompeurs. Le sortilège de cette « défaite
enchantée » doit donc être dissipé sans tarder.
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Le Monde daté du 29 mai 2007
"Le PS se délite. Que faire
?"
Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy et ses ministres
font preuve d'une agitation frénétique avant les
législatives que la droite incarne le camp du mouvement. Ce
n'est pas parce que la gauche est "KO debout" depuis
l'élection présidentielle qu'elle est devenue le camp du
vide. Le Parti socialiste, qui est l'épine dorsale de la
gauche française, doit se ressaisir, vite. Il est clair
qu'il doit changer de base et de direction. Il aurait tort
de faire table rase de son passé, de ses combats et de ses
principes: pour un parti comme pour un individu, pas de
passeport sans identité !
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Sud-Ouest
du 3 mai 2007 - Article collectif
"Avec Ségolène Royal, pour une
défense forte et libre"
L’heure est importante pour notre pays. La défense
est un enjeu majeur, c’est une prérogative
essentielle du chef de l’Etat. Mais au-delà du
constat partagé d’un monde instable et dangereux,
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne proposent pas la même
politique de défense. Avec elle, nous faisons des choix.
Le choix de la cohérence et de la responsabilité. Les
forces armées françaises, engagées dans de nombreuses
opérations extérieures, sont en limite de capacité et en
crise financière. La gauche le dit depuis plusieurs années,
malgré l’ampleur des crédits qui lui sont consacrés,
notre Défense souffre d’une programmation défectueuse
de ses équipements et d’une médiocre sélection de ses
priorités opérationnelles. Alors que N. Sarkozy de façon
démagogique empile promesses et programmes
d’armement, S. Royal qui ne veut sacrifier ni les
impératifs de notre sécurité, ni les priorités de
l’emploi, de l’éducation et de la réduction de
la dette, s’est engagée à un maintien des crédits
militaires à leur niveau actuel.
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Les Echos
du 22 février 2007
"Le porte-avions bouche la passe"
Le porte-avions ne doit pas boucher l’horizon de la
programmation militaire. Il ne doit pas obstruer le débat
présidentiel sur la défense. La commande ou non d’un
second porte-avions est l’exemple parfait de la
querelle hypocrite. Les dés sont en effet pipés depuis
longtemps.
Constatons d’abord que la polémique, avivée par la
droite après les déclarations de Ségolène Royal à
Dunkerque, n’a pas grand sens. La candidate du PS
peut dire qu’elle entend donner une priorité
budgétaire à l’Education Nationale sans renier pour
autant son engagement à maintenir les crédits militaires.
Il n’y a pas contradiction.
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Marianne du
27 janvier au 2 février 2007
"Pour un ordre international
juste"
Article de Jack Lang et Louis Gautier
Le crédit international de la France, après une décennie de
chiraquisme, est médiocre. Certes, sur l’Irak, la
position fut exemplaire mais, depuis 1995, combien
d’autres sujets pour lesquels notre pays est apparu
peu fiable, chauvin, gaffeur, hésitant, donneur de leçon.
Du tollé international accueillant la reprise des essais
nucléaires à la gestion calamiteuse des dossiers européens,
pour ne pas évoquer les aveuglements sur la Russie, les
dérapages dans l’OTAN ou l’échec de notre
politique africaine, les revers de notre politique
étrangère sont légion. L’autorité de la France a été
compromise. Le message universaliste de notre nation est
devenu inaudible.
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Le Soir de
Bruxelles du 5 janvier 2007
"La relance de la défense européenne
doit être mise en oeuvre par un groupe d'Etats
pionniers"
L’Europe de la défense est en panne : panne
institutionnelle après le non français au traité sur la
Constitution de l’Union ; panne politique du
fait des divisions non cicatrisées sur l’Irak ;
panne militaire avec l’affaissement de tous les
objectifs opérationnels arrêtés après le conflit du Kosovo.
En dépit de quelques récents succès, au demeurant de portée
limitée, comme l’opération au Congo ou l’Agence
européenne de défense, l’Europe militaire reste une
friche.
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Marianne du
25 novembre au premier décembre 2006
"Ségolène et l’Iran : un
faux procès"
Le dossier nucléaire civil iranien est une question qui
fâche mais c’est bien la question pendante. Et
c’est une question difficile ! Ce n’est
pas parce que, depuis six mois, Chirac, vis-à-vis de
l’Iran, manœuvre à la godille, passant de
l’intransigeance absolue à la complaisance
circonstancielle que tous les responsables français doivent
suivre inconséquemment sa course chaloupée. Ségolène Royal,
malgré ses contradicteurs, a eu raison de soutenir que la
position de la France à l’égard de Téhéran, doit
rester ferme car il s’agit d’un enjeu majeur
pour notre sécurité.
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Les Echos
du 20 et du 21 octobre 2006
"Attention à notre industrie de
défense !"
La France est dotée d’une industrie de défense de
premier plan. Ce secteur-clé de notre économie mobilise les
compétences de 150 000 chercheurs, ingénieurs,
techniciens et ouvriers. Dans les domaines aéronautique,
électronique, naval, nucléaire et spatial, nos entreprises
se situent au meilleur niveau mondial. Cette situation est
le fruit d’efforts et d’investissements
considérables consentis depuis 50 ans. Evitons de dilapider
ces atouts !
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Sud Ouest
Dimanche du 3 septembre 2006
"Liban: l'Europe joue gros"
La France dépêche au Liban des soldats en renfort.
Jusqu’en février, elle commandera la force
intérimaire des Nations-Unies. Cet engagement accru de
notre pays dans la FINUL est tout sauf anodin. Les
hésitations initiales de Paris trahissent encore la crainte
d’une mission de paix impossible.
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Le Monde
daté du 15 juillet 2006
Article de Louis Gautier, Bruno Tertrais et Stéphane
Verclytte
"Ce qui doit changer dans notre défense"
En matière de défense comme ailleurs, le bilan de Jacques
Chirac est contestable. Au cours de son dernier mandat, le
président de la République a divisé les Européens sur
l'objectif d'une défense autonome ; il a accumulé les
échecs industriels dans le secteur aéronautique et de
l'armement ; il laisse le budget de la défense dans une
impasse financière ; nos forces sont engluées dans de
nombreux conflits.
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Article non
publié
"L'Iran entre ultimatum et Münich
nucléaire"
Peut-on trouver une issue diplomatique à la crise qui
oppose Téhéran à la communauté internationale ? La
négociation, quoique dans son terme critique, reste
toujours menacée d’un double écueil : le
Charybde d’un Munich nucléaire, le Scylla d’un
ultimatum militaire. La voie est étroite. Il faut éviter de
capituler face à la détermination de l’Iran qui
entend développer sur son sol des programmes
d’enrichissement pouvant conduire à la fabrication de
matières fissiles militaires.
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TTU 12
juillet 2006
"Halte au feu"
La France qui avait su se placer, entre 1998 et 2002, au
centre du mécano industriel européen dans le secteur
aéronautique et de l’armement se voit rejetée en
touche. Les gouvernements de JP Raffarin et de D de
Villepin en portent la lourde responsabilité. Les dossiers
industriels tirés à hue et à dia par Bercy, Matignon et
l’Elysée ont pâti d’une déplorable concurrence
des arbitrages à la tête de l’Etat. Les ratages se
sont succédé, suscitant réprobation et risée.
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Marianne 25
février - 4 mars 2006
"Clemenceau, le fiasco !"
Décidemment, jeunes ou vieux, nos porte-avions ne sont pas
à la fête. Depuis plusieurs semaines, on suit avec
consternation le convoi erratique du Clemenceau traîné
vers les côtes du Gujarât pour y être mis à la casse. Il y
a quatre ans déjà, quand le Foch réaménagé à grands frais
fut fourgué au Brésil, sa retraite coûteuse fut là-bas
accueillie par des lazzis. On se souvient encore des essais
du Charles de Gaulle qui, au cours de sa première sortie,
perdit son hélice à la mer. Quant à son double dont le
lancement est régulièrement annoncé à son de trompe mais
sans crédits, il risque fort de rester une silhouette de
porte-avions dans un carton à dessins.
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Métro du 23
février 2006
"Face à la guerre"
La guerre est un caméléon. Elle change de visage à chaque
époque. Les Européens avaient depuis longtemps rangé la
guerre au magasin de l’histoire comme s’ils
étaient à l’abri du danger. Voici qu’elle
revient sur eux au travers de menaces de plus en plus
incarnées. La prolifération met à portée de missiles
nucléaires le territoire de nos pays.
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Le Monde
daté du 24 janvier 2006
"Nucléaire : clarifier le propos"
Dans son allocution de l'île Longue le président de la
République vient d'exposer ce qu'il présente comme une
inflexion de la doctrine française en matière de dissuasion
en précisant notamment que celle-ci viserait désormais des
"Etats terroristes". Certains commentateurs y voient un
passage de la dissuasion française de la doctrine du
"faible au fort", caractéristique de notre posture aux
temps de la guerre froide, à celle du "fort au fou", pour
une époque marquée par la prolifération et les tentatives
de régimes peu fiables de se doter d'armes de destruction
massive.
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Libération
du 19 janvier 2006
"La dissuasion française va en se
périmant"
Q. La France peut-elle continuer à dépenser trois milliards
d’euros par ans pour la dissuasion nucléaire ?
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La Croix du
8 décembre 2005
"Le couvre-feu et les cadets de la
République"
Pour assurer le calme dans les banlieues, fallait-il
exhumer puis proroger une législation d’exception
adoptée pendant la guerre d’Algérie ? On ne voit
pas concrètement quel type d’action de maintien de
l’ordre nécessitait le recours à l’état
d’urgence. La prolongation de l’état
d’urgence apparaît plus contestable avec le retour à
la normale. La France n’est pas en guerre civile.
L’urgence et les solutions exorbitantes ne peuvent
être le mode commun de la gestion des banlieues.
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Le Monde
daté du 19 juillet 2005
"Remous à l’état- major des armées"
C'est dans un silence assourdissant que viennent
d’être réformées les attributions du chef
d’état major des armées (CEMA). Celui-ci ajoute à ses
fonctions opérationnelles traditionnelles un très large
pouvoir de gestion. Le décret du 21 mai 2005 précise en
effet: le CEMA « est responsable de la préparation et de
l'emploi des forces, de la cohérence capacitaire des
opérations d'armement et des relations internationales
militaires.
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Alternatives
internationales, juin 2005
"Ventes d'armes : quel contrôle des citoyens
?"
L’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le
Pakistan, trois Etats qui ne sont pas démocratiques et qui
se trouvent dans des zones très troublées, font partie des
Etats auxquels la France a livré le plus d’armes en
2003, selon les dernières données publiés par le
gouvernement. La France vend-elle des armes à
n’importe qui ?
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La Tribune
du 10 décembre 2004
"Il faut garder le partenariat
franco-allemand dans l'industrie de défense"
- Que pensez-vous des récents bouleversements autour du
dossier EADS ?
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Le Figaro
du 15 juillet 2004
Les dilemmes de l'armée
française
En dix ans la posture militaire de la France a radicalement
changé. A partir du constat qu’aucun conflit intense
n’était désormais à la mesure d’une seule
puissance européenne, pas davantage la France que le
Royaume-Uni, nous avons remodelé nos forces pour
qu’elles puissent manœuvrer en coalition. A
l’issue d’une réforme organique de grande
ampleur, notre pays, qui jusque-là faisait cavalier seul,
s’est placé dans le peloton de tête des pays de
l’Otan. Les armées françaises sont pourtant en 2004
de nouveau confrontées à la question récurrente de
l’adéquation de leurs moyens à leurs missions. Elles
sont face à cinq dilemmes.
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Le Figaro
du 30 octobre 2004
"La guerre n'est ni hors d'usage ni hors la
loi"
Notre génération n'échappera pas à la guerre; elle le
pressent confusément. Elle n'est préparée ni moralement ni
politiquement et s'y préparer lui répugne. L'histoire vient
d'enfanter un XXIème siècle qui n'est pourtant pas mieux
formé que les précédents. Chaque jour nous enseigne que la
guerre en ce monde n'est pas mise hors jeu ni même hors la
loi. Elle s'est métamorphosée et ses multiples spectres
dansent aux marches proches d'une Union Européenne en
expansion.
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Le Figaro
du 1 novembre 2004
Plaidoyer pour l'"Europe puissance" (suite de
l'article du 30 octobre)
Comme le soutenait Lucien Febvre « l'Europe, c'est en
fonction du monde qu'il faut la faire ». Le monde est plus
dangereux qu’il y a dix ans. Le nombre de conflits
ouverts et de foyers de violences ethniques, politiques ou
religieuses a eu tendance à croître. Les pays dotés ou en
situation de se doter d'armes nucléaires et de vecteurs
balistiques sont passés d'une demi-douzaine à une douzaine.
Le 11 septembre a confirmé l'apparition d'un terrorisme
massif et révélé de nouveaux types d'agression. Le système
de sécurité collective centré sur l'ONU, un temps
ragaillardi, est en crise.
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Le nouvel
Economiste, 4 - 10 juin 2004
"Un Etat sans crédit et en mal de
réformes"
La France vit à crédit, les comptes publics sont dans le
rouge, la dette étrangle l’Etat. Le déficit approche
4,2 % du PIB, l’endettement public atteint 63 %,
l’impasse budgétaire en 2004 justifie, dès le premier
semestre, un train de gels et d'annulations de 7 milliards
d'euros. Quoique ponctionnant près de la moitié du revenu
national pour ses interventions et la protection sociale,
l'Etat providence ne fait plus face à ses engagements.
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Le nouvel
économiste, 7 - 13 novembre 2003
"Défense : gesticulations budgétaires"
Pas de défense sans bonnes finances. Ce constat trivial
exprime au présent deux idées qui vont un peu plus loin que
le simple bon sens. Les armées ont certes besoin
d’argent mais surtout de financements stables ;
la maîtrise des dépenses militaires implique des choix
stratégiques clairs et des priorités de programmation
nettement affirmées.
Quoique réduite de moitié en effectif depuis une dizaine
d’années, l’armée coûte cher : la
professionnalisation coûte cher, les opérations extérieures
coûtent cher, les équipements de haute technologie coûtent
cher à l’achat et à l’entretien. Pour le budget
de l’Etat la transformation de notre outil de défense
a été accomplie sans bourse délier.
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Le Figaro
du 4 novembre 2003
"Un soldat citoyen"
Interdiction d’en faire aucune photocopie ! Le
rapport a été remis à quelques responsables de la haute
hiérarchie militaire. Chaque exemplaire est numéroté,
chaque page marquée du nom d’un destinataire.
C’est pour l’heure le secret le mieux gardé de
la République ! De quoi s’agit-il ? Cette
étude, tenue sous le boisseau et rédigée en catimini par le
vice président du conseil d’Etat et une poignée de
fonctionnaires, concerne la révision du statut des
militaires. Là où en démocratie, un an après
l’achèvement de la professionnalisation, on
attendrait un vaste débat, celui-ci est confisqué.
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Le Figaro
du 9 avril 2003
"L'Europe et la guerre"
Hypnose de la guerre ! Jérémie prêche à tous les
carrefours. Faisant cercle autour du bac à sable éclairé
par les médias, depuis trois semaines on observe les
belligérants. C’est l’heure du dénouement, elle
avive pourtant bien des craintes. La prise de Bagdad est
meurtrière et la sécurisation de l’Irak reste semée
d’embûches. Pour la coalition, la violence des
derniers combats et le nombre des victimes peuvent
transformer le désaveu diplomatique en défaite morale et la
victoire des armes en impasse.
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Le nouvel
observateur 23-29 janvier 2003
"Irak: que peut-on faire"
L'Amérique est prête à la guerre. Politiquement et
militairement, les Etats-Unis accroissent leur pression sur
l'Irak. Londres, dans cette affaire, est aligné sur
Washington. A chaque étape de la crise, le gouvernement de
Tony Blair emboîte le pas de son protecteur et allié
américain, comme l'atteste le déploiement récent de
bâtiments de guerre britanniques. Et la France, ira-t-elle
ou non au combat ? Notre pays est en porte-à-faux, bloqué
dans une position particulièrement inconfortable, face à la
volonté américaine d'en découdre.
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